Au nombre de mes rêves, hélas inassouvis
Hantant encore mes nuits quand Morphée s’en amuse,
Souvent, je crois voler, là où l’aigle ou la buse,
Impériaux dans les cieux, deviennent mes amis..
J’ai comme eux l’œil perçant,et découvrant la terre,
A mille pieds du sol où je vivais hier,
Voguant au gré des vents, rien ne peut me soustraire,
A planer sans efforts dans des nuages ouatés.
Instants délicieux, où le poids n’est qu’un leurre,
Sans crainte de chuter, il me prend une envie
De parcourir le monde, nouvel explorateur,
En snobant les terriens et leur petite vie…
Survolant, majestueux, les plaines, les montagnes,
A l’égal des vautours, maîtres du firmament,
Il n’est rien de plus beau, rien de plus exaltant,
Lorsque la nuit venue, ce beau rêve me gagne…
Et quand revient le jour… tel Newton et sa pomme,
Sans ailes, j’en suis réduit à n’être plus qu’un homme…